17.06.2009

Billet Kamikaze, 2eme volet

Aprés les pyjamas de croisés, ma pièce m'a indiqué que ce serait le tour des juifs orthodoxes de s'en prendre plein le schtreimel!

 

Les fêtes de pessah (pâque juive) commémorent traditionnellement la sortie d'Egypte des hébreux.

 

Ces pauvres choux étaient tenus en esclavage par un vilain pharaon.

 

Dieu a dit : oulala, je suis pas content et je vais envoyer dix plaies à ces tronches de papyrus afin qu'ils cessent de prendre ces pauvres hébreux pour des biens meubles.

 

Quand son fiston s'est fait la malle avec l'ange de la mort (la dernière plaie), Pharaon a craqué et leur a dit de se barrer le plus vite possible.

 

Mais il s'est ravisé et a voulu venger le trépas de sa progéniture. Il s'est donc mis à filer le train à Moise & co jusqu'à ce que ce dernier ouvre la mer en deux pour ne pas mouiller ses k-Jacques (il a le droit d'être fashion aussi)  puis se carapate dans le désert où lui et ses potes on morflé grave, mais en liberté.

 

Pour se rappeler les tourments endurés par les hébreux , leurs "descendants" ne mangent pas de pain levé et consomment regulièrement des herbes amères pendant la semaine de pessah.

 

J'ai gouté les herbes par curiosité et je confirme l'idée que l'on s'en fait à l'évocation de leur acreté: c'est pas bon! Ce n'est pas fait pour satisfaire les palais délicats, je suis au courant, mais je suis une incorrigible gourmande.

 

Le pain azyme en revanche, j'aime bien avec du tarama ou des apéricubes.

 

Mais revenons à nos chèvres. Les pratiques religieuses  juives orthodoxes interdisent donc toute absorption de levain, riz, maïs et cacahuètes (entre autres) pendant la semaine de pessah. Je ne vois pas de problème avec cette interdiction car aprés tout, chacun fait ce qu'il veut de son assiette tant qu'il ne vient pas farfouiller du coté de la mienne .

Les menus de pessah sont par conséquent mornes et fades si l'on excepte les herbes amères dont la saveur pas franchement engageante ne fait pas grand chose pour améliorer la qualité des plats . Rappelons cependant qu'il s'agit d'une semaine de recueillement religieux et qu'il serait malvenu de se laisser distraire par de la bonne ripaille.

 

Mais dans ce cas là, pourquoi ceci existe t il?

 

kosher_coke_2009.jpg

 

 

Aprés la biere de Noël, voici donc le Coca de pessah! Remarquez qu'il existe aussi en version light pour les demoiselles soucieuses de leur ligne.

 

La différence avec le coca normal réside dans le fait que le coca kasher pour pessah est sucré avec du fructose plutôt qu'avec le sirop de glucose habituel qui est extrait de certaines variétés de maïs. Cette modification entraîne un léger changement de goût, ce pourquoi elle n'est pas appliquée le reste de l'année.

 

Le coca légèrement modifié est donc autorisé pendant cette semaine ou les pratiquants sont censés faire maigre chère. J'ai bien précisé modifié, pas amère ou moyennement buvable!

 

A quand le big mac au pain azyme ?  Et pourquoi pas une reproduction grandeur nature de l'errance de moise dans le désert sur une plage des caraïbes ? Il y a des dunes de sables aussi aprés tout! Et puis au lieu de manger les herbes amères, pourquoi ne pas les fumer?   L'idée d'une menorah en sucre d'orge n'est pas pour me déplaire non plus...

 

 

Demain, si je ne me suis pas fait lapider par une nuée de kippas utilisées comme des étoiles ninjas, je ne jetterais plus mon sou en l'air. Il ne me reste plus qu'une seule cible, à vous de deviner laquelle...

 

 

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