22.06.2009

Buffalo soldier

Il m'arrive réguilièrement de faire du shopping imaginaire sur le net.

 

Étant donné l'état lamentable de mes finances, il m'est moins pénible de révasser devant une photo que devant les vrais objets de ma convoitise.

Faire du lèche vitrine online, c'est un peu comme feuilleter un magazine. Tandis que convoiter un objet qu'on a touché, essayé, observé en mouvement et qui en plus nous va divinement, c'est de la torture chinoise!

 

C'est en "feuilletant un catalogue en ligne que je suis tombée sur ça:

 

 

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Tel le loup de tex avery, je me suis mise à bondir partout pendant que mes yeux sautaient hors de leurs orbites et que ma langue se déroulait sur mon clavier.
Ces petites choses ravissantes se trouvaient perdues entre de merveilleuses Chie Mihara (que je désire de tout mon coeur) et quelques paires de Maloles.

Je me suis aussitôt demandé qui les produisait et c'est en regardant le nom de la marque que je suis tombée de ma chaise: Buffalo!


Pour moi, Buffalo était un fabriquant de santiags allemandes qui avait changé de cap pendant les annèes techno et était devenu le chausseur attitré de ce que nous appelions la tribu des "technopouffes".

Les demoiselles et damoiseaux de cette espèce bien particulière s'habillaient comme des dessins animés. Ils promenaient leur démarche de stégosaure dans des boites de nuit bruyantes ou des DJ pourris passaient le même sample de percussion pendant 10 minutes d'affilée et osaient appeler ça de la musique.

La panoplie de la teknopouffe et du tecnopouffiasson de base se composait de mitaines en résille fluo, d'une couleur de cheveux approximative ou de mèches effet cochon d'inde, d'un T shirt moulant, d'un pantalon patte d'élephant et des fameux écrase-merdes inter galactiques dont ce billet est l'objet. Le patte d'eph était bien entendu le seul pantalon pouvant recouvrir de telles merveilles de goût et de finesse:


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Ces fins souliers ne sont ils pas une Ode flagrante à la féminité? Outre le fait que ces choses feraient passer un pied bandé de chinoise pour une palme et donneraient l'allure d'un mammouth à Gisèle Bundchen, elles faisaient puer des pieds!

 

Rassurez vous, je n'en ai jamais voulu. En revanche, certains de mes amis en avaient et je peux vous garantir que les compensées buffalo ne sentaient pas la fraise.

En même temps, quelle chaussure ne sentirait pas le vestiaire de rugbyman aprés avoir passé des heures et des heures d'affilées au pied d'un ado boutonneux qui est trop fier de les exhiber tous les samedi soirs au Titan discothèque?  Des tong probablement.

 

Comme cette mode est tellement essouflée qu'on la suspecte d'avoir la tuberculose, la marque s'est dit qu'il etait temps de sauver les meubles et s'est orientée dans une voie totalement differente: celle de la copie pure et simple de modèles de luxe.

 

Mes chéries là haut ressemblent furieusement à des Miu Miu que j'adore et que je n'arrive pas à retrouver. Ils copient aussi de façon totalement ehontée certains modèles Louboutin ou Givenchy:

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voici un bonne copie d'un modèle  YSL

 

 

 

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Et une petite photo illustrant parfaitement mes propos.

à gauche se trouvent des "Insectika" de chez Louboutin dont l'amour du détail le pousse à étendre le plissé jusqu'au bas du talon.
à droite, on peut voir la version Buffalo qui est beaucoup moins raffinée mais jolie quand même.



Je m'etais promis de ne jamais porter de Buffalo mais encore une fois, la vie s'est chargé de me rappeler qu'il ne faut jamais dire fontaine....

 

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